Kenza, 18 mois de grossesse

La grossesse de Kenza Sadoun

Kenza fait partie de ces créatrices de contenus qui ont toujours fait partie du paysage digital français. A 36 ans, cette slasheuse dont on suit les coups de cœur, de gueule, la vie de famille, les amis et l’évolution professionnelle depuis plus d’une décennie, a enfilé une casquette de plus : celle de mère. Maman épanouie depuis 3 ans, elle nous parle de sa grossesse et de son nouvel équilibre, avec enthousiasme et franc-parler. Spoiler : oui, la maternité, ça peut AUSSI bien se passer :-)

Bonne lecture !


Du désir d’enfant à la grossesse

Je ne saurais même pas te dire combien de temps ma grossesse a mis à être concrète, car tout cela a été très fluide, très instinctif. Avec Matthieu (le papa de sa fille, dont elle est aujourd'hui séparée, ndlr), on était ensemble depuis des années, et on n’a rien calculé à partir du moment où l’on s’est décidé. Ça a été très naturel, très cool comme période, sans pression, je n’ai vraiment pas eu de mal à tomber enceinte. Je ne me suis pas heurtée à des difficultés, je n’ai pas compté, calculé, et je sais que ce n’est vraiment pas le cas pour toutes. Je suis chanceuse de ce point de vue là, vraiment.

9 mois

J’ai passé une partie de ma grossesse confinée, donc c’était un moment particulier, mais j’ai eu une très belle grossesse, c’était tellement normal pour moi d'être enceinte. J’ai adoré ! Outre mon corps qui s’arrondissait, je me sentais exactement comme je me sens lorsque je ne suis pas enceinte. Pas de maux, aucune nausée. Donc à part l'appréhension du changement qui va arriver et bouleverser toute une vie, c’était beaucoup trop cool. Et ça a duré… 9 mois entiers ! J'ai dû être déclenchée car Azel était bien là où elle était [rires…].

9 mois

Physiquement, je me suis remise assez rapidement de l’accouchement. Il s’est bien déroulé, je n’ai pas eu de déchirure ou d’épisiotomie, de suites douloureuses, je n’ai absolument pas souffert. J’ai allaité, et il y a eu des moments, au début, parfois inconfortables, mais franchement, c’était très supportable. J'étais juste fatiguée, mais comme toutes les jeunes mamans : les nuits blanches du début, c’est difficile. J'ai aussi un peu perdu mes cheveux, mais tout ça est très anecdotique. Deux semaines après, j’étais déjà en tournage ! Comme nous sortions d’une période très ralentie à cause du Covid, et que je me sentais bien, je n’avais qu’une envie, c’était de me remettre à fond dans mes projets. C'est paradoxal parce que tu accueilles un bébé dans ta vie, dans ton foyer, tu construis tout pour avoir un environnement calme, stable, un cocon, mais moi j’étais bouillonnante d’envies de faire mille trucs.  

Après, avec le recul, je trouve que l'équilibre, le vrai, met beaucoup de temps à se mettre en place. Au début, je pensais que ça s’était fait immédiatement, que tout était très fluide, mais j'ai pris conscience ensuite que ça a été bien plus chaud que je ne le pensais d’appréhender cette nouvelle vie. Pour mon couple, pour mon travail, pour tout.  

J'ai toujours entendu les mères autour de moi qui disaient : « Tout est une question d’organisation ». Ça ne me faisait pas peur du coup car je suis quelqu’un de très organisé, mais je n’avais pas pris en compte le paramètre « imprévu ». Un enfant, c’est non-stop de l’impro en fait ! Tu ne gères pas du tout la vie avec un enfant comme tu gères ton travail ou ton agenda pour voir tes potes. Pour moi qui suis très control freak, c’était un vrai exercice. Finalement, ça n’a pas été facile d’apprendre à lâcher lorsque ça ne se passait pas comme j’avais prévu.

Je dirais que l'équilibre est vraiment arrivé à partir des 9 mois d’Azel. Elle a commencé à faire ses premiers pas, à passer du stade nourrisson à celui de petite fille. Je me suis sentie plus à l’aise avec mon nouvel environnement, statut, emploi du temps. Je préfère vraiment quand les enfants prennent leur autonomie, même s’il cela demande plus de vigilance. Mieux comprendre ses émotions, la voir s’affirmer, pouvoir mettre de la musique avec elle en voiture et nourrir une vraie complicité : c’est à partir de ces moments-là que j’ai trouvé tout ça beaucoup plus simple.

Je te dis ça mais en te parlant, je repense à elle bébé, je trouvais ça extrêmement mignon et touchant et en vrai, ça me manque, ça passe trop vite [rires…] !

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