Sommaire
L'essentiel à retenir
- Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) s'appelle désormais SMOP, pour « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien ». Le changement a été annoncé le 12 mai 2026 [1].
- L'ancien nom était inexact : ce que l'on observe à l'échographie, ce sont des follicules immatures et non de véritables kystes, et de nombreuses personnes concernées ne présentent pas ces anomalies [1].
- Les critères diagnostiques, les examens et la prise en charge restent identiques [1].
- Les deux noms cohabiteront pendant une période de transition de trois ans, jusqu'en 2028 [1].
- En cas de question sur vos règles, parlez-en à un professionnel de santé : seul un médecin peut poser un diagnostic.
Si vous avez déjà entendu parler du SOPK, vous avez peut-être vu passer la nouvelle : depuis mai 2026, ce syndrome porte un nouveau nom. Un simple changement de sigle ? Pas tout à fait. Derrière ces quelques lettres, il y a plus de dix ans de travail entre experts, professionnels de santé et patientes. On vous explique ce qui change, ce qui reste exactement pareil, et pourquoi un nom plus juste est une bonne nouvelle.
Le SOPK devient le SMOP : que s'est-il passé ?
Le 12 mai 2026, lors du Congrès européen d'endocrinologie à Prague, des experts internationaux ont annoncé que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) s'appellerait désormais « syndrome métabolique ovarien polyendocrinien », ou SMOP. La décision a été publiée simultanément dans la revue The Lancet [1][2].
Elle conclut plus de dix ans de travaux : plus de 14 000 patientes et professionnels de santé ont été consultés dans le monde, et 56 sociétés savantes et associations de patients ont été impliquées [1]. Ce syndrome concernerait environ 170 millions de femmes dans le monde, soit près d'une sur huit [1].
Que signifie SMOP ?
Chacun des trois termes du nouveau nom a son importance [1][3] :
- Polyendocrinien : plusieurs systèmes hormonaux sont concernés, et pas seulement les hormones liées aux ovaires.
- Métabolique : le terme rappelle l'importance d'un suivi dans la durée, en particulier pour le diabète et les maladies cardiaques.
- Ovarien : le terme conserve le lien avec les troubles de l'ovulation et l'infertilité, qui restent des caractéristiques essentielles du syndrome.
Pourquoi avoir abandonné « ovaires polykystiques » ?
Le terme « polykystique » était inapproprié : si l'on observe fréquemment de nombreux follicules ovariens immatures à l'échographie, il ne s'agit pas à proprement parler de kystes ovariens [1]. Et de nombreuses personnes ne présentent pas ce type d'anomalies, ce qui peut retarder leur diagnostic [1].
Surtout, ce syndrome ne se limite pas aux ovaires : il peut toucher plusieurs régulations hormonales (insuline, androgènes, hormones ovariennes), avec des conséquences métaboliques, reproductives, psychologiques et dermatologiques [1]. Le nouveau nom reflète cette réalité.
Ce que les experts attendent de ce changement [1] :
- un repérage plus précoce, au mieux dès l'adolescence ;
- moins de retard diagnostique ;
- un repérage et une prise en charge des facteurs de risque tout au long de la vie ;
- de nouvelles pistes pour la recherche.
Qu'est-ce qui change pour les personnes déjà diagnostiquées ?
Au quotidien, très peu de choses : c'est surtout le nom qui évolue.
| Sujet | Ce qu'il en est |
|---|---|
| Le nom | Le SOPK devient le SMOP ; les deux termes coexistent jusqu'en 2028 [1] |
| Les critères diagnostiques | Inchangés [1] |
| Les examens | Identiques : bilan hormonal, échographie pelvienne et taux d'AMH [1] |
| La prise en charge | Identique [1] |
Bon à savoir
Un diagnostic de SOPK est désormais désigné sous le nom de SMOP [3]. En anglais, le nouveau nom est « polyendocrine metabolic ovarian syndrome » [2]. Pour toute question sur votre situation personnelle, votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme reste votre interlocuteur.
Va-t-on encore parler de SOPK ?
Oui, pendant un moment. Les deux termes coexisteront pendant une période de transition de trois ans, jusqu'en 2028 [1]. Les recommandations cliniques, la formation médicale et les classifications internationales des maladies seront progressivement mises à jour [1]. L'Assurance Maladie utilise déjà le terme SMOP sur son site, en rappelant l'ancien nom [4].
Que faire si vous vous posez des questions ?
Le diagnostic est posé par un médecin : il repose sur un bilan hormonal et, si nécessaire, sur une échographie [5]. Parmi les principaux signes qui peuvent amener à consulter figurent des règles irrégulières ou absentes, une pilosité importante et de l'acné [5]. Seul un professionnel de santé peut dire si ces signes sont en lien avec un SMOP : pas d'autodiagnostic, mais pas de raison non plus de rester sans réponse.
FAQ
Le SOPK et le SMOP, est-ce la même chose ?
Oui. Le SMOP (syndrome métabolique ovarien polyendocrinien) est le nouveau nom du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) [1][3].
Pourquoi le SOPK a-t-il changé de nom ?
Parce que l'ancien nom ne reflétait pas la réalité : il ne s'agit pas de véritables kystes, de nombreuses personnes ne présentent pas ces anomalies, et le syndrome touche plusieurs systèmes hormonaux et le métabolisme, pas uniquement les ovaires [1].
Mon diagnostic ou ma prise en charge changent-ils ?
Non. Les critères diagnostiques, les examens et la prise en charge restent identiques [1].
Peut-on avoir un SMOP sans « ovaires polykystiques » à l'échographie ?
Oui. De nombreuses personnes concernées ne présentent pas ce type d'anomalies à l'échographie, ce qui peut retarder le diagnostic [1].
Combien de femmes sont concernées ?
Environ 170 millions de femmes dans le monde, soit près d'une sur huit [1].
Jusqu'à quand les deux noms vont-ils coexister ?
Pendant une période de transition de trois ans, jusqu'en 2028 [1].
Le mot de la fin
Un nom plus juste, c'est aussi l'espoir d'être mieux repérée et mieux entendue. Si ce sujet vous concerne ou concerne une proche, parlez-en à votre médecin, à votre gynécologue ou à votre sage-femme : le bon moment pour poser vos questions, c'est maintenant, pas quand tout sera « étiqueté ». Et si vous avez un projet d'enfant, retrouvez notre article sur le SOPK et la grossesse.





