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Devenir mère après 35 ans, c'est une norme pour beaucoup de femmes et le reflet d'une société en évolution. Nous connaissons toutes quelqu'un qui a eu son bébé pas loin de sa quarantaine : une amie, une sœur, notre propre mère, ou nous-même. Voilà simplement les contours modernes de la maternité. Cependant, on parle encore de « grossesse gériatrique » pour décrire cette situation. Mais qu'est-ce que ça veut dire, exactement ? Et pourquoi ce terme suscite-t-il aujourd'hui tant de discussions ? Dans cet article, on démystifie ce concept un peu étrange et on vous offre un éclairage sur les réalités et les perspectives de ces « maternités tardives ».
L'essentiel à retenir sur la grossesse gériatrique
La grossesse gériatrique, bien que ce terme soit jugé obsolète par beaucoup, désigne une maternité débutant chez une femme de plus de 35 ans. Dans notre société actuelle, il est de plus en plus courant d'accueillir un premier enfant à un âge maternel plus mûr. Voici les points clés :
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Une évolution des mœurs où l'épanouissement professionnel précède souvent la conception.
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L'augmentation statistique des risques de complications telles que l'hypertension ou le diabète gestationnel.
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L'importance cruciale d'une surveillance étroite par des professionnels de santé.
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Une fertilité qui diminue naturellement, augmentant le recours à la procréation médicalement assistée.
Qu'est-ce qu'une grossesse gériatrique ou tardive ?
À partir de quel âge parle-t-on de grossesse tardive ?
Selon Cairn, les grossesses tardives sont considérées comme telles dès lors que les femmes enceintes dépassent l'âge de 35 ans (plutôt 40, dans le discours actuel). Surprenant, n'est-ce pas ? Pourtant, cette situation demeure aujourd'hui extrêmement commune. La médecine progresse, la société change, et les femmes choisissent de plus en plus fréquemment de « reporter » la conception de leurs premiers enfants. Elles sont souvent motivées par :
- des raisons professionnelles ;
- le désir de s'épanouir dans leur carrière ;
- le souhait de ne pas se précipiter.
Parfois, il s'agit aussi d'une résultante de parcours de procréation médicalement assistée (PMA).
Pourquoi le terme « grossesse gériatrique » fait-il débat aujourd'hui ?
On considère de plus en plus le terme « grossesse gériatrique » comme obsolète. Vous l'avez compris : une femme enceinte de plus de 35 ans, aujourd'hui, c'est chose extrêmement banale. Toutefois, ce vocabulaire dépassé est encore utilisé ; et il évoque une connotation plutôt négative. La gériatrie, c'est la médecine de la vieillesse et de ses maladies. Et non la réalité de cette future mère, appelée parfois mère gériatrique, qui choisit de le devenir à un âge plus mûr ou qui subit les aléas de la vie (difficultés pour concevoir, difficultés personnelles etc...). Ce terme fait donc débat, car il souligne deux points importants :
- Il faut reconnaître les choix individuels qui s'offrent à la future maman dans notre société.
- Nous devons plaider pour un langage qui s'adapte à son temps et aux avancées médicales.
Chez Boome, on préfère donc parler de grossesse tardive plutôt que de grossesse gériatrique.
Quels sont les risques associés à une grossesse tardive ?
Bien que la grossesse, même à un âge « avancé » (oui, on met des guillemets !) soit une joyeuse expérience pour beaucoup de femmes, elle peut aussi comporter certains risques.
Risques de fausses couches
Le risque de fausses couches augmente avec l'âge, à mesure que la fertilité féminine diminue. Selon des recherches, y compris celles menées par le CHU Sainte-Justine, on observe 15 à 20 % de risques supplémentaires chez la future mère de plus de 35 ans. Et 40 % chez celle de plus de 43 ans.
C'est un sujet malheureusement encore trop tabou. Si vous souhaitez en savoir plus sur les signes et les facteurs de risque d'une grossesse arrêtée, nous les détaillons dans notre article Comment savoir si on fait une fausse couche ?
Taux d' anomalie parfois plus important
Cette augmentation des risques de fausse couche ne vient souvent pas seule : elle s'accompagne aussi d'une hausse des anomalies chromosomiques. On passe de 1 sur 475 à 25 ans, à 1 sur 30 à 43 ans.
On observe aussi un taux de malformations congénitales cardiaques 3 à 4 fois plus élevé chez les femmes de 40 ans et plus.
Complications pendant la grossesse
Certains problèmes de grossesse peuvent aussi se produire chez les futures mères telles que :
- le diabète gestationnel ;
- l'hypertension artérielle (ou autre risque d' hypertension) ;
- la pré-éclampsie.
Ce qui peut compliquer l'arrive du bébé et entraîner :
- un accouchement prématuré ;
- une césarienne ;
- un faible poids de naissance.
Mais rassurez-vous : grâce aux avancées de la médecine, et une surveillance prénatale aux petits oignons, ces risques sont mieux appréhendés, et donc bien mieux pris en compte aujourd'hui.
Comment faciliter une grossesse tardive ?
Oui, une grossesse spontanée à plus de 35 ans, c'est tout à fait possible (et encore heureux !). C'est votre souhait ? On vous donne quelques conseils pour booster vos chances d'y arriver.
Comment renforcer sa fertilité pour tomber enceinte après 35 ans
Renforcer votre fertilité passé 35 ans, ça commence par adopter un mode de vie sain. Vous pouvez donc :
- Mettre dans votre assiette des aliments riches en antioxydants, comme les fruits et légumes : ils peuvent améliorer la qualité de vos ovules.
- Vous procurer des compléments alimentaires pour la fertilité, ou de l'acide folique en pharmacie. La plupart des femmes ne savent pas à quoi sert la vitamine B9 ; pourtant, elle est indispensable au bon développement du bébé lors des premiers mois de grossesse. Vous pouvez aussi prendre nos vitamines de grossesse qui remplacent la fameuse B9 et couvrent tous les apports recommandés.
- Pratiquer une activité physique ! Car oui, malheureusement, le poids a un impact sur la fertilité. Attention, toutefois, à éviter les entraînements trop intenses, qui pourraient avoir l'effet inverse.
- Tenter de réduire votre stress, puisque celui-ci peut affecter l'ovulation et rendre la conception plus difficile. On vous conseille donc de pratiquer des activités qui vous détendent, comme le yoga ou la méditation.
Bien sûr, si votre bébé tarde à venir et que votre désir de grossesse vous pèse trop, n'hésitez pas à en discuter avec le corps médical. On vous orientera peut-être vers des traitements de fertilité adaptés (comme la fécondation in vitro ou des traitements hormonaux pour stimuler l'ovulation).
Cet article peut également vous intéresser : Jusqu'à quel âge un homme est-il fertile ?
Le suivi recommandé médicalement pour une grossesse tardive
Les grossesses tardives nécessitent un suivi médical attentif pour assurer la santé de la femme enceinte et du bébé. Cela passe par des consultations régulières avec un gynécologue ou une sage - femme spécialisée. Ils surveilleront de près le développement de la grossesse et identifieront rapidement le moindre signe de complication potentielle.
Le dépistage prénatal reste aussi important pour surveiller la santé du fœtus et détecter d'éventuelles anomalies chromosomiques ou congénitales. Il s'agit simplement de quelques échographies et de tests sanguins, alors ne passez pas à côté ! Ça vous permettra de vivre une grossesse plus sereine.
À noter qu'on encourage certaines femmes enceintes à effectuer des tests de dépistage plus poussés, comme l'amniocentèse. Toutefois, la décision d'y procéder repose entièrement sur les circonstances personnelles de chacune d'entre elles, et sur son choix individuel.
Certes, les grossesses gériatriques ou grossesses tardives, comportent quelques risques supplémentaires face à un schéma classique. Néanmoins, si votre horloge biologique sonne plus tard dans votre vie, rappelez-vous : vous n'êtes pas seule dans cette aventure. Alors écoutez-vous, soyez la femme enceinte que vous voulez être, quel que soit votre âge. Et c'est promis, tout se passera bien !
Les étapes clés pour une grossesse gériatrique
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Consultation préconceptionnelle : Réaliser un bilan complet pour évaluer les éventuels risques médicaux préalables.
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Hygiène de vie optimisée : Adopter une alimentation riche en antioxydants et maintenir une activité physique pour préserver l'espérance de vie et la vitalité.
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Suivi médical renforcé : Planifier des rendez-vous réguliers pour monitorer la santé de la mère et du fœtus.
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Dépistage prénatal : Effectuer les tests chromosomiques, particulièrement recommandés pour les femmes de plus de 40 ans.
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Prévention active : Surveiller les signes de pré-éclampsie pour limiter les risques d'accouchement prématuré.
Tableau de synthèse sur la grossesse gériatrique
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Paramètre de suivi |
Enjeux de la grossesse gériatrique |
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Âge maternel |
Seuil médical fixé à 35 ans, avec un suivi spécifique dès 40 ans. |
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Risques pour la santé |
Prévalence accrue du diabète gestationnel et de l'hypertension artérielle. |
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Surveillance étroite |
Échographies et bilans sanguins fréquents pour détecter d'éventuelles anomalies. |
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Accouchement |
Vigilance face au dépassement du terme et taux de césarienne plus élevé. |
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Mortalité maternelle |
Risque statistiquement plus présent nécessitant une prise en charge experte. |
Questions fréquentes sur la grossesse gériatrique
À quel moment parle-t-on officiellement de grossesse gériatrique ?
On utilise ce terme lorsque l'âge maternel au moment de l'accouchement est égal ou supérieur à 35 ans, bien que le milieu médical préfère aujourd'hui parler de grossesse tardive.
Quels sont les principaux risques de complications après 40 ans ?
Les femmes de plus de 40 ans sont plus exposées à la pré-éclampsie, au diabète gestationnel et à une augmentation des anomalies chromosomiques chez le fœtus.
Comment prévenir les risques d'accouchement prématuré ?
Une surveillance étroite du col de l'utérus et de la tension artérielle, couplée à une réduction du stress et de la fatigue, permet de limiter ces risques.
Pourquoi le dépassement du terme est-il surveillé de près ?
En cas de grossesse gériatrique, le placenta peut vieillir plus vite, ce qui nécessite une attention particulière pour éviter toute souffrance fœtale en fin de grossesse.
Existe-t-il des risques médicaux pour le futur bébé ?
Outre les anomalies génétiques, on observe parfois un faible poids de naissance ou des risques d'accouchement prématuré, d'où l'importance du dépistage précoce.
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